Best Sous Poems
I ache for an esoteric escape ~
to relearn the unwritten rhythm,
lost in the gravity
of your gossamer gaze,
where the sun
no longer dawns
as a sinister star ~
and the dust
of monsoon skies
rains soulful sonatas,
while mellifluous mists
merge with silence,
to paint
a porcelain portrait
that feels like forever ~
not merely
a picturesque prison,
but a place that houses love,
beyond uncertainties
framed in fear…
but now we meet and muse
in the realm of garnet gravels,
a dream delicately composed
in roseate reverie
where this becomes
more than a portrait,
a poem woven with patience,
when heavy is the past
that
pushes, pulls,
presses ~
while leaves sigh and
drift through skies of
autumnal elegance…
I surrender to your balmy blues
the ocean-deep devotion.
I long to devour and remain
consumed
amidst the
boulevard of divine doves
a field of freedom
until every evening
envelops our thoughts
with tender teal ~ timelessness
and soul-prints pulse
and glimmer
tracing twilight’s melodies
like silk-laced stars
spinning through
the cashmere cadence
of everlasting Eden…
What could be better than birds, my friends,
To put our heads straight,
What could be better than listening to this melody ?
The blackbird invites us to flowery diners.
What’s better than birds, darling
To soften our immense pain,
That their song from the distant lime trees,
Song came from pear and chestnut trees.
Let’s listen to the blue tit, the robin,
Let’s listen to the jay under the white clouds,
What could be better than birds, dear poet?
To make our thoughts brilliant in the sky.
Quoi de mieux que les oiseaux, mon ami,
Pour nous remettre la tête à l’endroit,
Quoi de mieux que d’écouter cette mélodie,
Le merle nous invite aux diners fleuris.
Quoi de mieux que les oiseaux, ma chérie
Pour adoucir notre douleur immense,
Que leur chant venu des lointains tilleuls,
Venu des poiriers et des grands marronniers.
Écoutons la mésange bleue, le rouge gorge,
Écoutons le geai sous les blancs nuages,
Quoi de mieux que les oiseaux, cher poète,
Pour nous rendre nos idées brillantes dans le ciel.
Un oiseau a volé
Je rêve
La fleur rêve
Rêves qui tombent du ciel
Amer est le miel
Toutes les fleurs se sont noyées sous la pluie
Moi, je ne sais pas qui je suis
Sauf que j’ai été perdu toute ma vie
Mort ou vivant
Tous les rêves ont disparu
Même toi
I could stay for hours under the sun
to contemplate bouquets of primroses,
to listen to the buzzing of insects,
To contemplate their petals, the shape of hearts,
I could stay for hours if no one comes,
to absorb the happiness of such delicate flowers,
Ah, wasting your time is always winning it,
Wasting your time, it’s an art, it’s a work,
It takes the help of God and wild nature,
To understand the soul of things, symbols,
I could stay for hours in the sun.
Contemplating primrose bouquets.
Je pourrais rester des heures sous le soleil
à contempler des bouquets de primevères,
à écouter le bourdonnement des insectes,
à contempler leurs pétales en forme de cœur,
Je pourrais rester des heures si nul ne vient,
à absorber le bonheur des fleurs si délicates,
Ah, perdre son temps, c’est toujours le gagner,
Perdre son temps , c’est un art, c’est une œuvre,
Il faut l’aide de Dieu et de la nature sauvage,
Pour comprendre l’âme des choses, des symboles,
Je pourrais rester des heures sous le soleil.
À contempler des bouquets de primevères.
I am not
I do not hear until I say
I am not a part unless I make it so
There is no need of me ...
No requirement for my assistance
No need of my (extensive) skills
No desire of my creative acumen or product
Or my (now seemingly) useless experience 'sous les draps'
The iPhone rattles not, without initial prompt
No joyous "ping!" without a prior "send"
No rhythmic knuckling applied to my door, short a package, (from me)
No smiling facade without fur around it
No warm company beside me, sans fuzzy tail or purr
And should I pass, it would be days, (literally)
Before the funk brought response
But at least I'd be home
And unconcerned.
Dans une teinte
rose
la vie explose
L'arbre frémit sous son écorce
noire
Comme des vaisseaux sanguins
qui s'agrippent au foie
ses branches serpentent
s'écartent et s'emmêlent
pour atteindre le ciel
et ramener de la vie
à la terre
aux racines
qui s'étendent cachés
sous le pied
-- TRANSLATION--
In a pink hue
Life explodes
The tree shivers under it's black bark
Like blood vessels
gripping the liver
it's branches winding
seperating and twisting around each other
to reach the sky
and bring life back
to earth
to the roots
that spread hidden
underfoot
Fruits noirs
Sans qu’on y prenne garde,
Le ciel se tisse du grillage
Sombre des branches.
Elles s’étendent chaque année,
Et chaque année,
Grignotent un peu plus d’espace,
Au point de parfaire une voûte
Et d’arriver à se rejoindre,
En confisquant le peu de lumière,
Stagnante, sous les dernières
Feuilles de novembre,
La sève lentement rétractée.
Une pluie insistante, et froide,
Corrode la symphonie des ocres
En une bouillie sombre et gluante…
Les buissons moroses abritent
Aussi des fruits noirs,
A la densité lourde.
Ils pèsent de leur deuil,
Leur poids d’approche hivernale,
Et font oublier les envolées légères,
Des passereaux insouciants,
Qui se poursuivaient
Dans l’azur cristallin.
Ce sont des corbeaux ;
Et leur noir luisant,
Semble une menace anthracite,
Barrant quelque part,
De branche et branche
La lumière et la joie .
-
Without being beware,
The sky is woven with wire mesh
Of dark branches.
They extend every year
And every year
Eat away a little more space,
To the point of making a perfect arch
And arriving to join
Confiscating the little light
Stagnant under the last
Leaves of November
Sap slowly retracted.
An insistent rain and cold
Corrodes the symphony of ochres
In a dark and slimy mush ...
The gloomy bushes shelter
Also black fruits,
A with heavy density.
They weigh their mourning
The weight of winter approach
And make you forget the light flights,
Of careless sparrows,
Chasing each other
In the blue skies
They are crows;
And shiny black
Seems a anthracite threat
Barring somewhere
From branch to branch
Light and spirit of joy.
L’octroi des droits à Jacky – Translation of Mudroroo Narogin’s « They Give Jacky Rights » by T. Wignesan
(Note : The first aboriginal writer to have achieved – according to Kevin Gilbert’s Inside Black Australia – international fame with his novel : Wild at Falling (1965) as runner-up for the Llewellyn Rhys Memorial Prize, in 1966, Colin Johnson who renounced his Christian names in 1988 for the aboriginal : Mudrooroo Narogin was born at Narogin in Western Australia in 1938. Educated at an orphanage, he was thereafter left to fend for himself on the streets of Melbourne. He has also travelled widely in Southeast Asia, Britain, the United States and India where he became a Buddhist monk for seven years. He is a published playwright, poet and novelist, and he co-authored : Before the Invasion : Aboriginal Life to 1788 (OUP, 1980) with Colin Bourke and Isobel White.) T. Wignesan, Paris, December 13, 2016.
On l’octroie des droits à Jacky
Comme le serpent tigre des droits à son proie:
On l’octroie des droits à Jacky,
Comme le droit d’une victime d’être visée d’un viseur de fusil.
On l’octroie des droits à Jacky
Comme on les donne à un bébé pas encore né
Arraché de l’utérus par une mère insouciante.
On l’octroie à Jacky le droit de mourir,
Le droit de consentir qu’on fonde des mines sur sa terre.
On l’octroie à Jacky le droit de regarder
Comment sa terre sacrée du Rêve (Dreaming) devient un trou –
Son âme meure, ses ancêtres pleurent;
Son âme meure, ses ancêtres pleurent:
On l’octroie à Jacky son droit –
D’avoir un trou sous le sol ?
La Justice pour tous, Jacky s’agenouille et prie,
La Justice pour tous, ils font des trous dans sa terre ;
La Justice pour tous, on lui accorde ses droits :
Une cruche du vin de table pour calmer sa douleur,
Et sa femme devait se prostituer pour ce cadeau.
La Justice pour tous, on lui octroie ses droits –
Un trou sous le sol pour y cacher sa méfiance et sa peur.
Qu’est-ce que Jacky peut se faire sinon continuer à lutter :
Les esprits de son Dreaming* lui rendent fort ?
• Dreaming/Alcheringa : The creation of the universe, the time known to most people as the Dreamtime or the Dreaming. (Oodgeroo, My People, 1990.)
© T. Wignesan – Paris, 2016.
Quand le jour se levera, la lumiere eclaira
la bonte divine nous reviendra et l'amour s'eclatera dans nous
voila les chemins menant de partout
les passagers et les amis de la mort sont la
les gardiens de la volonte les guident.
Quand la terreur reignera, le jour deviendra tout noir
la paix prendra la fuite, la vie nous quittera
l'amour disparaitra sous nos yeux
moi voila que le corps de mon corps me quitte.
Je deteste ma vie, voila que je l'ai toujours fait
mon ame est en route de demenagement
j'ai toujours voulu connaitre mon existence
mais le temps m'a toujours empeche de le connaitre
pauvre moi, j'ai la foi et la volonte mais la force me manque.
J'ai la chaleur dans moi et la honte dans mon coeur
mon ame et mon corps me brillent
j'ai la sensation d'une petite etre, sur cette enorme terre
ma vie est en danger, je l'ai voulu et voila que je l'ai perdu
je l'ai manque et je suis dans le desespoir.
Mon coeur me lache, la vie me blesse, me deteste et m'humiliee
la terreur me guide, mes pieds sont devenus des bois et la terre du feu
ca me chauffe sans arret
je suis dans le noir, le tenebre qui m'entoure ne me donne pas pause
il me guide chaque jour et m'oblige a tout donne
je laisse tout et je pese sur coeur.
La meilleur facon de mes meilleurs moments, me faite et me creee la honte
parmis ceux qui etaient les mien
ca me chauffe, ca me fait mal
la honte me reclame
j'ai la jeunesse sous mes yeux mais je touche la vieillesse
je jaunie comme les bananes de mes enceintres
je reflechi mais ma memoire est deja si fatigue
mon coeur est fache contre moi, il me quitte sans pitie
je reste avec un trou enorme dans ma poitrine.
Le gout de mes levres est deja amer
j'ai la poesie au bout de ma langue et la justice sous mes levres
la colere des dieux me reclame, le pouvoir des mien est indesirable
je ne suis plus moi meme, lorsque je n'entend plus ce petit voix dans moi
qui m'indique le chemin et me montre le beau cote des choses.
La terreur des dieux est tout pres
ca fait honte de mandier celui que t'as neglige et blesse dura ton existence
mon coeur est en larme, c'est quoi d'abord vivre?
la puissance de la nuit nous tombe dessus, oui, toi et moi
nous allons pleures, cries et mourir de peur
le jour du jugement est la!
SHINE ON DARLING MORNING LIGHT
Shine on darling, right;
Morning you're light;
Burgundy beautiful woman
Passionate are you my flower;
Purposely I shall plant in my heart forever;
Your crimson surpasses my desires;
I am enthralled by your fires;
Burning effortlessly ever bright;
now it's ten hours later....
I walk onto the porch at dusk;
Holding your hand together we must;
Sit out doors under the street lights;
Shine on ever so bright, this is so right;
Me being here tonight;
To watch your brillants, see you shine;
Oh, my darling you are ever so mine;
Shine on darling, shine alas the sun's setting, it's getting dark;
it's dusk...
Shine on darling dusk;
Holding yur hand together we must;
(FRENCH VERSE)
BRILLER SUR LA LUMIÈRE DE DARLING MATIN
Brille sur ma chérie, à droite;
Matin tu es léger;
Bourgogne belle femme
Passionné es-tu ma fleur?
Je planterai volontairement dans mon coeur pour toujours;
Votre pourpre dépasse mes désirs;
Je suis captivé par vos feux;
Brûlant sans effort jamais brillant;
maintenant c'est dix heures plus tard ....
Je marche sur le porche au crépuscule;
En tenant votre main ensemble nous devons;
Asseyez-vous les portes sous les réverbères;
Brille toujours si brillant, c'est si juste;
Moi étant ici ce soir;
Pour regarder vos brillants, voyez-vous briller;
Oh, ma chérie, tu es toujours si mienne;
Brille sur ma chérie, brille hélas le coucher du soleil, il commence à faire sombre;
c'est le crépuscule ...
Brille sur le crépuscule chéri;
Tenant votre main ensemble nous devons;
4/3/18
by James Edward Lee Sr.©2018
Weather Report
Cloudy
Rainy
Bloody wet
Winds and lust
Hanging on, even the dust
Limbs fall
Baby’s crawl
Storms rage inside my head
Oceans calm breeze arrives
To find me dead
Jour de la météo
Caché sous
La mort par le métro
A chorus of the hungry
Father, we are here, singing choruses
To a crowd of witnesses
A scattering of utterances among crows
Muttering things
About this and that
Unknown quantities of baloney
Seasoned with desert salt
As the scene arranges itself with the usual players
Preachers, Pimps, power brokers, pen pushers
Worshipers and whisperers
It will not matter whether I lived
Or died begging. What matters is that we are here
Unnoticed
Watching with the watchers
Herds of putty faced plutocrats filing past us
Past decorous doors
Into the depths of the pleasant places
Inside
Lettered sous-chefs salt
And season yet another crowd of butchered beasts
Where lingers another hearty feast
For hunters, gatherers and whisperers
Armies
Of half butchered waitresses with painted faces
And battered souls attempting to hide
The bandages and splinters that hold together
Their fractured internal structures
And ignoring the empty laughter. Like us
And they try hard not to stutter
There may be a tip at the end of the shift
And chatter hovers
In the many places, above the clinking of glasses
On the other side of other doors
Cutlery gathers and clutters
In the able hands of busboys and dishwashers
And more grease spatters
La Tombe d’arbre – Translation of Oodgeroo Noonuccal’s « Tree Grave » by T. Wignesan
Quand-t-il s’était parti, notre défunt,
Au-delà pour le Monde des Ombres,
Pendant que nous poussions des gémissements,
Nous lui avons enrobé dans d’écorce d’arbres,
Et nous lui avons porté, en récitant
Notre chante de mort lugubre,
Vers sa tombe dans un arbre isolé
Au bord de la Longue Lagune.
Même quand nous sommes bien éloignés
De nos feux de campements éparpillés
Nous ne l’oublions jamais
Ni de jour ni de nuit
En faisant face à l’endroit où il sommeil
Sous la lumière d’une lune blanche,
Au bord des eaux scintillantes
De la lagune silencieuse.
Sont déjà oublié ses exploits de chasse
Et les chansons qu’il avait composées ;
Le pauvre gars tout seul,
Il aura surement de la peur
Quand les vents de la nuit chuchotaient
Leurs aires d’épouvantes
Parmi les chênes marécageux hantés
Au bord de la Longue Lagune.
© T. Wignesan – Paris, 2016
The emotion of your call came over me and I can't stay impassible
this silent keyboard which I can get wonderful sound
my fingers are moving, and can not resist petting and be sensible
the first notes escape and fly in dark night aground
The night is conducive to desire and fantasy
each note one by one is delicately balanced
stronger than a caprice, in pleasure I slip easily
Soft music flies to a new space, light and spiced
I feel within me with every movement of my hands
as a violent storm, strong and melodious
this wave through me and takes me far away to the end
in a world of accents lyrical and harmonious
The strength of a desire expressed beyond the mountains and seas
the inevitable need to create and to leave in the joy of playing
I lose myself In a divine and solitary ecstasy which it releases
under the sweet stare of the silvery moon smiling
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L'émotion de ton appel m'envahit et je ne peux rester insensible
sur ce clavier muet d'où peuvent sortir de belles sonorités
mes doigts glissent, commencent à le caresser, en gestes paisibles
les premières notes s'échappent et s'envolent avec célérité
La nuit est propice aux fantasmes et aux désirs
avec délicatesse chaque note est harmonieuse
plus fort qu'un caprice, je me laisse aller au plaisir
une musique douce vole vers une autre dimension gracieuse
Je sens en moi à chaque mouvement de mes mains
comme une violente bourrasque aux accords mélodieux
cette onde qui me traverse et qui m'emporte très loin
dans un monde aux accents lyriques harmonieux
La force d'un désir exprimé au delà des montagnes et des mers
le besoin inévitable de se livrer à la joie de jouer
libère mon extase divine et solitaire dans laquelle je me perds
sous le regard doux et bienveillant de la lune argentée.
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The window opens on our secret travels
Mist of saline uproar raids on the space
What keeps us awake and makes us sagacious
Under this afternoon luxuriously blended,
The addition and ebb, mineral materials
To leave the sea , invade us of yesterday:
The small square of ocher resists , without thoughts
But in colors, only expended
Without words, without wetness intruse of summer lands
Evasive shade of olive trees, in this unique moment,
Witnesses of thousand years, of Italy close to Sicily
A look,put in mythological world, and islands …
Still yet, under the wind jerks
Witness of our way, and our instant
Without risking me to invite eternity
Arranging on my canvas, colors inhabited ….
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own translation from french--- (see original below )
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La fenêtre s’ouvre sur nos voyages secrets
Buées du vacarme salin des rafles sur l’espace
Ce qui nous tient éveillés, et rend sagaces
Sous cet après-midi luxueusement malaxés,
L’ajout et le reflux, matières minières
À laisser la mer nous envahir d’hier :
Le petit carré d’ocre résiste sans pensées
Mais en couleurs seulement dépensées
Sans paroles, et sans la moiteur intruse des terres d’été
En cet instant unique, à l’ombre évasive des oliviers,
Témoins millénaires de l’Italie proche de Sicile,
Du monde en regard mythologique, et en îles…
Immobile encore, sous les saccades du vent
Témoin de notre passage et notre instant
Sans pour autant me risquer à convier l’éternité
Disposant sur ma toile, des couleurs habitées…
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RC 2012
(avaible on http://ecritscrisdotcom.wordpress.com/2012/03/13/disposant-sur-ma-toile-des-couleurs-habitees-rc-2/ with a painting I've done )
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